Alexis Khomiakov
1804-1860 XIXᵉ siècle
La prière comprise comme un acte qui n'est jamais solitaire, et la théologie faite par des mains qui travaillent.
Qui était Alexis Khomiakov ?
Propriétaire terrien russe et maître de serfs, officier de cavalerie, poète, inventeur de machines agricoles, père de famille, il fut l'un des fondateurs du slavophilisme et n'a jamais été ni prêtre ni professeur. Il a fait de la théologie en laïc, chez lui, entre deux récoltes. Son court traité sur l'Église, écrit pour des amis et publié seulement après sa mort, a nourri toute la pensée orthodoxe du siècle suivant. Il est mort du choléra sur son domaine de Riazan, le 23 septembre 1860, après avoir vu beaucoup de malades autour de lui.
Ses citations
L'Église est une. Son unité découle nécessairement de l'unité de Dieu ; car l'Église n'est pas une multitude de personnes prises dans leur individualité séparée, mais une unité de la grâce de Dieu, vivant dans une multitude de créatures raisonnables qui se soumettent librement à la grâce.
Les credo, les prières et les œuvres ne sont rien par eux-mêmes ; ils ne sont que la manifestation extérieure de l'esprit intérieur. […] Ni celui qui prie, ni celui qui fait des œuvres, ni celui qui confesse le Credo de l'Église ne plaît à Dieu, mais seulement celui qui agit, confesse et prie selon l'esprit du Christ vivant en lui.
Nous savons que lorsque l'un de nous tombe, il tombe seul ; mais nul n'est sauvé seul. Celui qui est sauvé l'est dans l'Église, comme son membre, et en unité avec tous ses autres membres. Si quelqu'un croit, il est dans la communion de la foi ; s'il aime, il est dans la communion de l'amour ; s'il prie, il est dans la communion de la prière.