Bahya ibn Paquda
XIᵉ siècle
La confiance comme repos : cesser de porter ce qu'on ne peut pas porter.
Qui était Bahya ibn Paquda ?
Juge au tribunal rabbinique de Saragosse, dans l'Espagne musulmane, il écrit en judéo-arabe un livre qui déplace la religion des gestes vers le dedans. Ce que le corps doit faire, dit-il, on l'enseigne partout ; ce que le cœur doit faire, presque personne, et il appelle ces obligations invisibles les devoirs des cœurs. Traduit en hébreu un siècle plus tard, le livre est devenu l'un des plus lus du judaïsme, chez les mystiques comme chez les marchands.
Ses citations
L'essence de la confiance, c'est le repos de l'âme de celui qui se confie : que son cœur s'appuie sur celui à qui il s'est fié, certain qu'il fera pour lui ce qui est bon et juste dans l'affaire où il s'est remis à lui.
Puisque notre traité précédent portait sur le devoir d'assumer le service de Dieu, j'ai jugé bon de faire suivre par ce dont celui qui sert Dieu a besoin plus que de toute chose : la confiance en lui pour toutes ses affaires.
Parmi eux, le repos de son âme et sa confiance en son Dieu, comme le serviteur doit se confier en son maître ; car s'il ne se confie pas en Dieu, il se confie en autre chose.