Élisabeth Leseur

1866-1914 XIXᵉ siècle

Le rayonnement silencieux : aimer sans prêcher, et laisser une vie offerte parler à sa place.

Qui était Élisabeth Leseur ?

Bourgeoise parisienne mariée à un médecin journaliste athée, elle retrouve la foi vers trente ans, au milieu d'un salon où l'on raillait l'Église. Sans jamais prêcher, elle choisit d'aimer davantage, et confie à son Journal l'offrande silencieuse de sa maladie et de ses deuils. Après sa mort, Félix découvre ses cahiers ; bouleversé, l'ancien athée devient prêtre dominicain et publie le Journal, traduit dans le monde entier.

Ses citations

Toute âme qui s'élève élève le monde.

Devise écrite de sa main, en épigraphe du Journal et pensées de chaque jour (J. de Gigord, 1917)

Le silence est parfois un acte d'énergie ; le sourire aussi.

Pensées de chaque jour, dans Journal et pensées de chaque jour (1917)

Je veux aimer d'un amour particulier ceux que leur naissance, leur religion ou leurs idées éloignent de moi ; ce sont ceux-là surtout que j'ai besoin de comprendre et qui ont besoin que je leur donne un peu de ce que Dieu a mis en moi.

Journal, 19 septembre 1899

Pourquoi remettons-nous au lendemain de faire le bien ? Pourquoi attendons-nous d'être riches pour donner ? N'y a-t-il pas un don de soi-même meilleur que l'argent, et se passe-t-il un jour ou même une heure sans que nous puissions donner une larme ou un sourire à un être souffrant ?

Pensées de chaque jour, dans Journal et pensées de chaque jour (1917)