Félix Varela

1788-1853 XIXᵉ siècle

La vérité qui console : servir Dieu en servant les hommes, même en exil, sans amertume.

Qui était Félix Varela ?

Prêtre havanais, philosophe dont on a dit qu'il apprit à Cuba à penser, élu député aux Cortès d'Espagne où il réclame l'abolition de l'esclavage et l'autonomie des colonies. Le prix en fut une condamnation à mort et trente ans d'exil à New York. Là, il sert les immigrés irlandais décimés par le choléra, fonde écoles, crèches et orphelinats, et devient vicaire général du diocèse. Ses Lettres à Elpidio plaident qu'il n'y a pas de patrie sans vertu. Il a été déclaré vénérable en 2012.

Ses citations

Dis-leur qu'ils sont la douce espérance de la patrie, et qu'il n'y a pas de patrie sans vertu, ni de vertu avec l'impiété.

Cartas a Elpidio, t. I (De l'impiété), sixième lettre, 1835, sur la jeunesse de Cuba

La vérité est dans les hauteurs ; elle est une et immuable, sainte et puissante, origine de la paix et source de la consolation ; elle habite au sein de l'Être sans commencement, cause de tous les êtres.

Cartas a Elpidio, t. I, première lettre, 1835

Il n'en va pas ainsi de la charité chrétienne, mon cher Elpidio : elle cherche plutôt à souffrir, et souffre avec un certain plaisir inexplicable, si elle peut ainsi contribuer au bien des autres et à la gloire de Dieu.

Cartas a Elpidio, t. I, quatrième lettre, 1835