Laura Montoya

1874-1949 XXᵉ siècle Fête le 21 octobre

Chercher Dieu là où il n'a pas de sanctuaire : l'amour sait le trouver partout où il se donne.

Qui était Laura Montoya ?

Institutrice colombienne, orpheline de guerre à deux ans, elle porte depuis l'enfance une douleur : que des peuples entiers vivent sans que personne ne leur dise l'amour de Dieu. En 1914, elle s'enfonce à dos de mule dans la forêt de Dabeiba avec quatre compagnes pour vivre parmi les Emberá, mère plus que missionnaire, défendant leur dignité contre le mépris de son temps. Fondatrice des Missionnaires de Marie Immaculée et de sainte Catherine de Sienne, immobilisée neuf ans dans un fauteuil, elle est devenue en 2013 la première sainte de Colombie.

Ses citations

Je me vis en Dieu, comme s'il m'enveloppait de sa paternité, faisant de moi, de la manière la plus intense, la mère de ceux qui ne le connaissent pas. Ils me faisaient mal comme de véritables enfants.

Autobiographie (Historia de las misericordias de Dios en un alma), sur l'expérience de Marinilla, 1907, citée dans la biographie officielle de canonisation (vatican.va)

Il me fallait des femmes intrépides, vaillantes, embrasées de l'amour de Dieu, capables de conformer leur vie à celle des pauvres habitants de la forêt, pour les élever vers Dieu.

Autobiographie, sur la fondation de sa congrégation, citée dans la biographie officielle de canonisation (vatican.va)

Elles n'ont pas de tabernacle, mais elles ont la nature ; la présence de Dieu y est différente, mais il est dans l'une comme dans l'autre, et l'amour doit savoir le chercher et le trouver partout où il se trouve.

Instruction à ses sœurs en mission, citée dans la biographie officielle de canonisation (vatican.va)

J'eus le fort désir d'avoir trois longues vies : l'une pour la consacrer à l'adoration, l'autre pour la passer dans les humiliations, et la troisième pour les missions.

Écrit à la basilique Saint-Pierre de Rome, novembre 1930, cité dans la biographie officielle de canonisation (vatican.va)