Matta el-Meskeen
1919-2006 XXᵉ siècle
La prière comme œuvre de Dieu en nous avant d'être notre effort : entrer dans un travail déjà commencé.
Qui était Matta el-Meskeen ?
Pharmacien prospère du Caire, il vend en 1948 ses deux officines, distribue tout aux pauvres et part au désert. Devenu père spirituel du monastère Saint-Macaire, au ouadi Natroun, il le relève de la ruine : une poignée de moines âgés à son arrivée, plus d'une centaine à sa mort. Un demi-siècle de solitude a nourri des dizaines de livres sur la prière, traduits bien au-delà de l'Église copte ; il meurt en 2006, ayant à peine quitté son désert en cinquante-huit ans.
Ses citations
Que celui qui ne prie pas n'attende rien de Dieu, ni salut, ni renouveau, ni direction, ni grâce ; il est livré aux caprices de son propre esprit, à la volonté de son moi et à la direction de sa propre pensée.
En sanctifiant le nom de Dieu, en lui rendant hommage, en le remerciant et en l'honorant d'une louange pure, l'homme est transformé en être spirituel : il rejoint l'armée céleste dans son ministère.
Dieu, dans sa bonté, est descendu jusqu'à nous et a promis d'écouter nos prières quand nous lui apportons nos besoins et nos plaintes. Il nous assure ainsi qu'il ne nous abandonnera jamais à cause de nos péchés, et que nos épreuves le concernent.