Salomon ibn Gabirol

vers 1021-vers 1058 XIᵉ siècle

La louange qui sait qu'elle n'atteindra pas son objet, et la plainte qui ose se dire à l'intérieur de la prière.

Qui était Salomon ibn Gabirol ?

Poète et philosophe juif d'Andalousie, orphelin tôt, de santé fragile, il vécut de la protection de mécènes qu'il perdait à force de franchise. Il écrivit en hébreu des poèmes liturgiques que les synagogues chantent encore, et en arabe un traité philosophique que l'Occident latin lut pendant des siècles sans savoir qu'il était l'œuvre d'un juif. Son grand poème, la Couronne royale, se lit encore la nuit du Grand Pardon.

Ses citations

À l'aube je te cherche, mon Roc et mon refuge éprouvé ; je te dis mon service dû, au matin et au soir.

« À l'aube », trad. angl. Israel Zangwill, Selected Religious Poems of Solomon ibn Gabirol, 1923

Tu es Un, le premier de tout nombre et le fondement de toute construction. Tu es Un, et devant le mystère de ton Unité les sages de cœur restent muets, car ils ne savent pas ce qu'elle est.

La Couronne royale, II, trad. angl. Israel Zangwill, 1923

Tu es Dieu, et toutes les choses formées sont tes serviteurs et tes adorateurs. Et ta gloire n'est pas diminuée par ceux qui adorent autre chose que toi, car le désir de tous est de s'approcher de toi.

La Couronne royale, VIII, trad. angl. Israel Zangwill, 1923