Sarah Copia Sullam

vers 1592-1641 XVIIᵉ siècle

Répondre soi-même, quand d'autres ont parlé à votre place.

Qui était Sarah Copia Sullam ?

Poétesse juive de Venise, née et morte dans le ghetto, elle tenait un salon où venaient discuter des lettrés juifs et chrétiens, et correspondait avec un moine de Gênes qui espérait la convertir. En 1621, un religieux ayant fait circuler qu'elle niait l'immortalité de l'âme, accusation dangereuse pour une juive de Venise, elle publie en quarante-huit heures, sous son propre nom, un manifeste qui la réfute.

Sa citation

L'âme de l'homme, seigneur Baldassare, est incorruptible, immortelle et divine.

Manifeste d'une femme juive de Venise, 1621, première phrase, adressée à Baldassare Bonifacio, son accusateur ; titre imprimé « Manifesto di Sarra Copia Sulam Hebrea », traduit de l'italien par l'équipe de Manna