Synclétique d'Alexandrie

v. 270-v. 350 IVᵉ siècle Fête le 5 janvier

Les commencements arides de la prière : la fumée qui pique les yeux avant que le feu ne prenne.

Qui était Synclétique d'Alexandrie ?

Fille d'une riche famille d'Alexandrie, elle distribue son héritage aux pauvres à la mort de ses parents et se retire avec sa sœur aveugle dans un tombeau désaffecté, aux portes de la ville. Des femmes viennent lui demander une parole ; elle qui cherchait le silence devient l'une des rares mères du désert dont l'enseignement est conservé dans les Apophtegmes. Rongée dans sa vieillesse par la maladie, elle endure sans se plaindre et meurt vers quatre-vingts ans.

Ses citations

Pour ceux qui s'avancent vers Dieu, le combat est d'abord pénible et long ; vient ensuite une joie que nulle parole n'atteint. Il leur arrive ce qui arrive à qui allume un feu : la fumée les prend d'abord et leurs yeux pleurent. C'est ainsi, par les larmes et la peine, que le feu divin s'allume en nous.

Apophtegmes des Pères, série alphabétique, Synclétique 1 (PG 65), traduit du grec par l'équipe de Manna

Beaucoup habitent la montagne et se comportent comme s'ils étaient en ville : ils perdent ce qu'ils étaient venus chercher. On peut vivre au milieu de la foule et être seul dans son esprit ; on peut vivre seul et habiter la foule de ses propres pensées.

Apophtegmes des Pères, série alphabétique, Synclétique 19, version de l'équipe de Manna, non collationnée sur le grec

Il y a une tristesse qui sert et une tristesse qui abîme. Il y a aussi une tristesse qui vient de l'ennemi, que certains nomment acédie ; cet esprit-là, on le chasse surtout par la prière et par les psaumes.

Apophtegmes des Pères, série alphabétique, Synclétique 27, version de l'équipe de Manna, non collationnée sur le grec