Tiyo Soga
1829-1871 XIXᵉ siècle
Rester droit entre deux mondes qui vous réclament chacun entier.
Qui était Tiyo Soga ?
Fils d'un conseiller du chef xhosa Ngqika, il étudie à Glasgow et devient en 1856 le premier Sud-Africain noir ordonné pasteur. Il traduit en xhosa le Voyage du pèlerin, écrit des hymnes, fonde des missions sur la Tyhume puis la Mgwali, et tient un journal où se lit un homme partagé entre deux mondes, marié à une Écossaise, contesté des deux côtés, souvent découragé. Il est mort de tuberculose à quarante-deux ans.
Ses citations
Ma foi dans la civilisation seule, si elle ne marche pas dans le sillage du christianisme, est morte. La civilisation d'hommes civilisés qui ne se soucient de rien et ne font rien pour l'amélioration morale, physique et intellectuelle des hommes ignorants des pays barbares avec lesquels ils entrent en contact est destructrice.
Il n'est guère de lieu ni de situation où ne surviennent des incidents qui nous rappellent de façon frappante que nous n'avons pas ici de cité permanente, et qu'au milieu de la vie nous sommes au milieu de la mort. L'ombre noire de la mort, comme l'ombre de nos propres corps, nous suit où que nous allions.
J'ai parfois de grands regrets d'être jamais allé en Écosse et d'être entré dans le ministère. Non pas seulement pour ses épreuves ici, mais pour ses responsabilités solennelles.
Il est tout à fait aussi bon et aussi pur que celui qui coule dans les veines de mes frères au teint plus clair.