Vittoria Colonna

1490-1547 XVIᵉ siècle

Changer de sujet quand on découvre ce qui mérite d'être chanté.

Qui était Vittoria Colonna ?

Mariée à dix-neuf ans au marquis de Pescara, veuve à trente-cinq, elle refuse de se remarier et passe le reste de sa vie entre les couvents, à écrire. Ses Rime spirituali circulent dans toute l'Italie ; Michel-Ange lui adresse des sonnets et lui offre des dessins. Proche des spirituali, ces catholiques qui espéraient une réforme par la grâce, elle est morte avant que l'Inquisition ne s'intéresse de près à ses amis.

Ses citations

Que les saints clous soient désormais mes plumes ; que le sang précieux soit mon encre pure ; que le corps sacré et exsangue soit ma page réglée, afin que j'écrive pour moi ce qu'il a enduré.

Rime spirituali, sonnet I (éd. de Bergame, 1760, p. 81)

Je ne cherche pas à orner mes tempes de laurier, ni à m'élever avec Icare pour retomber ensuite de haut dans ma seconde mort.

Rime spirituali, sonnet II (éd. de Bergame, 1760, p. 82)

Ce n'est pas le temps qui est malheureux, c'est moi, misérable, qui ne brûle pas encore par la foi comme eux brûlaient de te voir en cet âge-là.

Rime spirituali, sonnet XXI (éd. de Bergame, 1760, p. 91)