Benoît-Joseph Labre

1748-1783 XVIIIᵉ siècle Fête le 16 avril

Le dénuement choisi comme forme de prière, l'errance qui ne cherche rien à garder.

Qui était Benoît-Joseph Labre ?

Refusé par les trappistes et par les chartreux, il fait de la route sa règle : Rome, Lorette, Compostelle, à pied, en haillons, dormant sous les porches. À Rome, il passe ses journées dans les églises et ses nuits au Colisée. Il meurt à trente-cinq ans dans l'arrière-boutique d'un boucher, et la rue le proclame saint avant l'Église.

Ses citations

Le bon Dieu, que j'ai reçu avant de sortir, m'assistera et me conduira dans l'entreprise qu'il m'a lui-même inspirée. J'aurai toujours la crainte de Dieu devant les yeux, et son amour dans mon cœur.

Lettre à ses parents, Montreuil-sur-Mer, 2 octobre 1769, dans F. M. J. Desnoyers, Le bienheureux Benoît Joseph Labre, Lille, 1862, t. I, p. 116

Je ne manquerai pas de vous envoyer de mes nouvelles ; je voudrais bien en avoir des vôtres et de mes frères et sœurs, mais cela n'est pas possible à présent, parce que je ne suis pas arrêté dans un lieu fixe.

Lettre à ses parents, Chieri en Piémont, 31 août 1770, dans F. M. J. Desnoyers, Le bienheureux Benoît Joseph Labre, Lille, 1862, t. I, p. 128-129

Je ne manque pas de prier Dieu pour vous tous les jours. […] C'est par l'ordre de sa providence que j'ai entrepris le voyage que je fais.

Lettre à ses parents, Chieri en Piémont, 31 août 1770, dans F. M. J. Desnoyers, Le bienheureux Benoît Joseph Labre, Lille, 1862, t. I, p. 129