Cinquième prieur de la Grande Chartreuse, il mit par écrit les usages de la maison, qui devinrent la règle des chartreux. Il tenait aussi un carnet de notes brèves, sans destinataire, où il se parle à lui-même sans se ménager, et où le corps, la faim, le froid et la maladie reviennent sans cesse.
Sa citation
Vois comme tu es comme à la guerre : la soif te brûle, tu lui opposes la boisson ; la faim te tourmente, tu lui opposes la nourriture ; au froid, un vêtement ou du feu ; aux maladies, un remède. Contre tout cela il faut de la patience, et le mépris du monde, pour ne pas être vaincu par une autre guerre, celle qui naît de là, celle des troupes de vices.
Méditations, ch. XIV, De adversitatibus hujus saeculi ; latin « Vide quomodo sis quasi in bello : sitis torret, opponis potum ; fames cruciat, opponis escas ; frigori, vestem aut ignem ; morbis, medicinam. Contra haec omnia opus est patientia, et mundi contemptu, ne alio bello, quod hinc surgit, supereris, catervis videlicet vitiorum », dans Patrologia Latina, t. 153, col. 621-622, éd. J.-P. Migne, Paris, 1854 ; traduit par l'équipe de Manna