Marguerite Ebner

v. 1291-1351 XIVᵉ siècle

Le silence comme lieu habitable de la prière.

Qui était Marguerite Ebner ?

Dominicaine à Medingen, en Souabe, elle passa une vingtaine d'années malade, souvent sans pouvoir parler ni bouger les mains. Elle avait pris l'habitude de se taire du jeudi soir au dimanche, et pendant l'Avent et le Carême, et elle notait ce que ce silence lui faisait. Elle écrivit ses Révélations sur l'insistance d'un prêtre de passage, Heinrich von Nördlingen, qui lui écrivait des lettres.

Ses citations

Ma vérité aimée, Jésus Christ, le sait bien : le silence et le fait d'être seule, mon âme et mon cœur les aiment.

Révélations, dans Margaretha Ebner und Heinrich von Nördlingen, éd. Philipp Strauch, Fribourg-en-Brisgau, 1882, p. 44-45 ; moyen haut-allemand « daz waiz min genämiu warhait wol, Jhesus Cristus, daz swigen und ain sin min sel und hertz minnet », traduit par l'équipe de Manna

Le silence me convenait si bien que j'étais mise dans une paix à part quand je me taisais.

Révélations, dans Margaretha Ebner und Heinrich von Nördlingen, éd. Philipp Strauch, Fribourg-en-Brisgau, 1882, p. 18-19 ; moyen haut-allemand « nun zam mir swigen als wol, daz ich in sundern frid geseczt wart wan ich swiget », traduit par l'équipe de Manna

Souvent, la nuit, je ne pouvais pas dormir de pure joie, à cause de la prière que je voulais faire le matin.

Révélations, dans Margaretha Ebner und Heinrich von Nördlingen, éd. Philipp Strauch, Fribourg-en-Brisgau, 1882, p. 8-9 ; moyen haut-allemand « ich maht dicke des nahtes niht schlauffen vor rehter fräud uf daz gebet, daz ich den morgen wolt tuon », traduit par l'équipe de Manna