Ngākuku

XIXᵉ siècle

Refuser la revanche à voix haute, le jour même, devant tout le monde.

Qui était Ngākuku ?

Chef de Ngāti Hauā et catéchiste laïc à Matamata, dans les années où les tribus se faisaient encore la guerre. En octobre 1836, sa fille Tarore, douze ans, est tuée dans son sommeil au cours d'un raid, et l'évangile de Luc en te reo māori qu'elle portait sur elle est emporté par l'un des assaillants. À l'enterrement, devant les siens qui attendaient l'appel à la vengeance, il a demandé qu'on n'aille pas chercher réparation. Des années plus tard, l'homme qui avait pris le livre se le fit lire et vint demander pardon.

Ses citations

Voilà mon enfant ; elle a été tuée en paiement de votre mauvaise conduite. Mais vous, ne vous levez pas pour obtenir réparation pour elle. Dieu s'en chargera. Que ce soit la fin de la guerre avec Rotorua. Que la paix soit faite maintenant.

Paroles aux funérailles de sa fille Tarore, à Matamata, octobre 1836, d'après le journal du Rév. A. N. Brown ; William Williams, Christianity among the New Zealanders, Londres, 1867, ch. XII, p. 244

La seule raison pour laquelle mon cœur est triste, c'est que je ne sais pas si mon enfant est allée au ciel ou au Reinga.

Paroles rapportées le soir de la mort de Tarore par le Rév. A. N. Brown ; William Williams, Christianity among the New Zealanders, Londres, 1867, ch. XII, p. 244