Philoxène de Mabboug

vers 440-523 Vᵉ siècle

La foi comprise comme un organe de vision, et la simplicité tenue pour la condition de toutes les autres vertus.

Qui était Philoxène de Mabboug ?

Né en Perse, formé à l'école d'Édesse, il devint évêque de Mabboug, en Syrie, et l'un des grands prosateurs de langue syriaque. Il écrivit treize longs discours pour des moines qui commençaient, sur la foi, la simplicité, la crainte de Dieu, la gourmandise, une pédagogie patiente et concrète de la vie intérieure. Déposé et exilé pour ses positions christologiques (d'abord à Philippopolis en Thrace, puis à Gangra en Paphlagonie), il y fut enfermé et mourut asphyxié par la fumée en 523.

Ses citations

La foi est un commandement, et son commandement gouverne ; elle prie avec confiance, et selon sa confiance sa prière s'accomplit aussitôt en œuvres.

Second Discours, sur la foi (trad. angl. E. A. Wallis Budge, The Discourses of Philoxenus, 1894)

Elle tient pour une honte de demeurer avec les petites choses et d'être retenue par les choses créées ; c'est pourquoi elle traverse tout et n'est arrêtée par rien, sinon par le Créateur.

Second Discours, sur la foi (trad. angl. E. A. Wallis Budge, 1894)

Car de même que les membres ne peuvent voir sans l'œil, de même les vertus ne peuvent être cultivées sans la simplicité ; et de même que, l'œil étant aveugle, tous les membres sont dans les ténèbres, de même, la simplicité ôtée, toutes les bonnes qualités sont empêchées.

Cinquième discours, sur la simplicité (trad. angl. E. A. Wallis Budge, 1894)