Née à Kassa, elle a été relieuse, modiste, journaliste, fiancée puis dégagée de ses fiançailles, avant d'entrer à trente ans chez les Sœurs sociales de Budapest. Elle dirigeait des foyers de travailleuses et écrivait pour la revue de la congrégation. À partir de 1943, elle a caché des Juifs dans les maisons de l'œuvre (une centaine, d'après les comptes faits ensuite). Le 27 décembre 1944, des miliciens des Croix fléchées l'ont emmenée avec ceux qu'elle abritait et l'ont fusillée sur le quai du Danube.
Ses citations
Alléluia. Me voici, envoie-moi.
Devise de sa profession perpétuelle, Pentecôte 1940, en latin : « Alleluja! Ecce ego, mitte me! », d'après Isaïe 6, 8 (Mona et Szeghalmi, Salkaházi Sára élete és munkássága, Ecclesia, 1990, p. 38)
Aujourd'hui, par reconnaissance et par amour pour la Société et pour mes sœurs, je m'offre moi-même comme la victime de la Société.
Acte d'offrande de sa vie, automne 1943 (le 14 septembre 1943 est la date de l'autorisation, non de l'offrande) ; traduction Manna du hongrois d'après Mona et Szeghalmi, Salkaházi Sára élete és munkássága, Ecclesia, 1990, p. 48
Se donner à Dieu. Je crois que c'est le secret de tout. Un abandon de soi entier et total.
Journal, 16 octobre 1943 ; traduction Manna du hongrois d'après Mona et Szeghalmi, Salkaházi Sára élete és munkássága, Ecclesia, 1990, p. 49