Flannery O'Connor

1925-1964 XXᵉ siècle

Prier avec ce qu'on est (ambition, sécheresse, doute) et laisser la foi s'y creuser.

Qui était Flannery O'Connor ?

Romancière de Géorgie, catholique dans le Sud protestant. Le lupus qui avait tué son père l'atteint à vingt-cinq ans et la ramène à la ferme familiale d'Andalusia, où elle élève des paons et écrit chaque matin, après la messe, deux heures durement gagnées sur la maladie. Ses romans et nouvelles, peuplés de prophètes violents et de grâce déroutante, comptent parmi les grands livres américains du siècle ; son journal de prière d'étudiante, publié en 2013, a révélé la source cachée de l'œuvre.

Ses citations

Cher Dieu, je ne peux pas t'aimer comme je le voudrais. Tu es le mince croissant de lune que je vois, et mon moi est l'ombre de la terre qui m'empêche de voir toute la lune.

A Prayer Journal (Journal de prière), 1946

Je ne te connais pas, Dieu, parce que je fais écran. S'il te plaît, aide-moi à me pousser moi-même de côté.

A Prayer Journal (Journal de prière), 1946

Je crois qu'il n'y a pas de souffrance plus grande que celle que causent les doutes de ceux qui veulent croire. Je sais quel tourment c'est ; mais je ne peux y voir, en moi du moins, que le processus par lequel la foi s'approfondit.

Lettre à Louise Abbot, 1959, dans The Habit of Being