John Woolman
1720-1772 XVIIIᵉ siècle
La conscience qui avance pas à pas, sans voir la route, et le silence où la force se refait.
Qui était John Woolman ?
Tailleur et boutiquier quaker du New Jersey, il tient toute sa vie un journal où il note ce que sa conscience lui demande. Il cesse peu à peu de rédiger les actes de vente d'esclaves, voyage à pied pour ne pas profiter du travail des chevaux surmenés, refuse les étoffes teintes par des mains captives. Il meurt de la variole à York, en Angleterre, où il était venu parler aux quakers anglais.
Ses citations
L'amour fut le premier mouvement, et de là naquit le souci de passer quelque temps avec les Indiens, afin de sentir et de comprendre leur vie et l'esprit dans lequel ils vivent, si par bonheur je pouvais recevoir d'eux quelque instruction, ou eux être en quelque degré aidés par ma manière de suivre les conduites de la Vérité parmi eux.
Je suis allé de l'avant, non comme un homme voyageant sur une route relevée et bien préparée, mais comme un homme marchant dans un lieu fangeux, où il y a des pierres çà et là, sûres pour y poser le pied, mais si placées que, un pas étant fait, il faut du temps pour voir où poser le suivant.
La nécessité d'un silence intérieur m'est apparue clairement dans ces épreuves : dans le vrai silence la force se renouvelle, l'esprit y est sevré de toutes choses, sinon telles qu'on peut en jouir dans la volonté divine.