Rebecca Gratz

1781-1869 XIXᵉ siècle

Consoler sans prétendre mesurer le chagrin d'un autre.

Qui était Rebecca Gratz ?

Née dans une famille juive de Philadelphie, elle ne s'est pas mariée et a donné sa vie aux œuvres : une société de secours aux femmes hébraïques, un orphelinat qu'elle a dirigé quarante ans, et surtout la première école du dimanche juive d'Amérique, fondée en 1838 et présidée jusqu'à ses quatre-vingt-trois ans. Elle a élevé les enfants de sa sœur morte. Ses lettres, écrites sur plus de cinquante ans, disent une foi juive tenue sans crispation dans un pays chrétien, et beaucoup de deuils.

Ses citations

Quels remerciements reconnaissants je vous dois, ma chère sœur, pour vos bonnes lettres, sur lesquelles j'ai pleuré encore et encore, et j'ai prié pour mon frère bien-aimé, dont je partage le chagrin sans pouvoir le mesurer, même à celui qui remplit mon cœur. Toute sympathie humaine n'est que gouttes de réconfort dans sa grande douleur, mais Dieu dans sa miséricorde ouvrira une source de consolation à son esprit en deuil.

Letters of Rebecca Gratz, éd. David Philipson, 1929

Mais c'était la volonté de Dieu de la retirer du mal à venir, et elle a remis son esprit entre ses mains dans la plus tranquille soumission. Mais, mon cher frère, la perte de sa compagnie est pour moi une épreuve qu'on ne peut porter que par la conviction que toute sa vie était une préparation à un avenir heureux.

Lettre à son frère Benjamin Gratz, dans Letters of Rebecca Gratz, éd. David Philipson, 1929

Je pense à vous, très chère Maria, avec la sollicitude d'une sœur et les espérances d'une sœur, et je prie le Tout-Puissant de vous bénir de tout ce que votre cœur désire. Encore un peu de temps, et vos tribulations finiront en joie et en allégresse.

Lettre à Maria Gratz, mars 1821, dans Letters of Rebecca Gratz, éd. David Philipson, 1929

J'espère que vous nourrissez toujours le projet de venir nous voir au printemps, s'il plaît au Ciel de nous continuer le bien que nous possédons encore ; car hélas, depuis la soudaineté de notre récente affliction, je crains de me tourner vers aucun bien terrestre avec un désir trop ardent.

Letters of Rebecca Gratz, éd. David Philipson, 1929