Théodoret de Cyr

vers 393-vers 460 Vᵉ siècle

La consolation écrite à quelqu'un qu'on connaît, et le dépouillement tenu discrètement pendant vingt-cinq ans.

Qui était Théodoret de Cyr ?

Né à Antioche d'une mère longtemps stérile qui l'avait promis à Dieu, il fut moine puis, malgré lui, évêque de Cyr, une petite ville pauvre de Syrie qu'il dota d'aqueducs, de ponts et de bains avec l'argent qu'il ne gardait pas. Il écrivit beaucoup, se disputa beaucoup, fut déposé puis rétabli. Il reste de lui environ deux cents lettres, dont plusieurs adressées à des gens qui venaient de perdre un proche.

Ses citations

Je chasse donc de mon âme le nuage du chagrin, et je vous exhorte, mon estimable amie, à vaincre la douleur de votre peine par la force de la raison, et à mettre votre âme, en cette heure de besoin, sous le charme de la parole de Dieu.

Lettre XIV, à Alexandra (trad. angl. Blomfield Jackson, NPNF, 1892)

Notre Seigneur n'a pas détruit la mort pour rendre un seul corps victorieux de la mort, mais pour opérer, par ce corps unique, notre résurrection commune, et faire de notre espérance une espérance sûre et certaine.

Lettre VIII, à Eugraphia (trad. angl. Blomfield Jackson, NPNF, 1892)

[…] pendant tout le temps de mon épiscopat je n'ai acquis ni maison, ni terre, ni une obole, ni un tombeau, mais de mon plein gré j'ai embrassé la pauvreté, ayant distribué, à la mort de mes parents, tout le bien que j'avais reçu d'eux. Par-dessus tout je vous supplie […] de m'accorder le secours de vos prières.

Lettre CXIII, à Léon, évêque de Rome, 449 (trad. angl. Blomfield Jackson, NPNF, 1892)