Niijima Jō (Joseph Neesima)

1843-1890 XIXᵉ siècle

La prière d'un homme qui prie dans une langue mal apprise, et le désir d'instruire les siens tenu pendant des années d'exil.

Qui était Niijima Jō (Joseph Neesima) ?

Fils de samouraï, il quitte clandestinement le Japon à vingt et un ans, alors que sortir du pays est puni de mort, embarqué comme mousse sur un navire américain. Il apprend l'anglais, étudie dix ans en Nouvelle-Angleterre, et rentre fonder à Kyoto une école qui deviendra l'université Dōshisha, contre l'hostilité des bouddhistes et des autorités. Marié à Yamamoto Yae, veuve de guerre au caractère réputé indocile, il meurt à quarante-six ans, épuisé.

Ses citations

Ô Dieu, si tu as des yeux, regarde-moi. Ô Dieu, si tu as des oreilles, entends ma prière.

Lettre à Alpheus Hardy, dans Life and Letters of Joseph Hardy Neesima, éd. A. S. Hardy, 1891

Chaque nuit après m'être couché je priais Dieu : ne me rejette pas dans une condition misérable, laisse-moi atteindre mon grand but.

Récit autobiographique, envoyé dix-sept ans plus tard, dans Life and Letters of Joseph Hardy Neesima, éd. A. S. Hardy, 1891

Ô Seigneur, nul homme ne peut faire pour moi une telle bonté et une telle miséricorde, sinon toi seul. Ô Seigneur, lave mes péchés, prends mon mauvais cœur et donne-moi un esprit droit.

Prière écrite dans son journal, Andover, 1867 (Life and Letters of Joseph Hardy Neesima, éd. A. S. Hardy, 1891)