Païssy Velitchkovsky
1722-1794 XVIIIᵉ siècle
Transmettre ce qu'on n'a pas inventé, en le nettoyant patiemment.
Qui était Païssy Velitchkovsky ?
Fils d'un prêtre de Poltava, il quitte l'académie de Kiev à dix-sept ans pour chercher des maîtres, erre en Ukraine et en Valachie, passe dix-sept ans à l'Athos à copier les manuscrits grecs, puis s'établit en Moldavie où il dirige près d'un millier de moines à Neamț. Son travail de traduction a donné en 1793 la Dobrotolubiye, la Philocalie en slavon, le livre qui a fait renaître la prière de Jésus dans tout le monde slave, jusqu'aux startsy d'Optina.
Ses citations
Et d'abord je me suis mis, avec l'aide de Dieu, à acquérir à grand-peine et à grands frais les livres des Pères, ceux qui enseignent l'obéissance et la sobriété, l'attention et la prière, tantôt les copiant de ma propre main, tantôt les achetant de l'argent que nous gagnions du travail de nos mains pour nos besoins, choisissant bien des fois d'endurer la disette en nourriture et en vêtement. Et nous les tenions pour un trésor céleste, donné gratuitement par Dieu.
Sachant avec certitude, par l'enseignement et les commandements de nos Pères théophores, que celui qui a des frères sous sa conduite ne doit pas les instruire selon son propre esprit et son propre jugement.
Qu'il soit donc su que cette œuvre divine de la sainte prière de l'esprit était l'occupation incessante de nos anciens Pères théophores, et qu'en beaucoup de lieux déserts et dans les monastères cénobitiques elle brillait parmi les moines comme le soleil : au mont Sinaï, au Scété d'Égypte, à la montagne de Nitrie, à Jérusalem et dans les monastères d'alentour, et, pour le dire simplement, dans tout l'Orient.
Mais le prince de la malice et l'adversaire de toute œuvre bonne, le diable, voyant que c'est surtout par cette œuvre de la prière de l'esprit que l'ordre monastique, choisissant la meilleure part, se tient aux pieds de Jésus d'un amour qu'on ne peut arracher, se mit à se consumer d'envie et à employer toutes ses ruses pour décrier et blasphémer cette œuvre qui sauve les âmes.