Proba
v. 322-v. 370 IVᵉ siècle
Faire du peu qu'on sait déjà la matière d'une louange.
Qui était Proba ?
Aristocrate romaine, mariée à un préfet de la Ville et mère de consuls, elle avait d'abord écrit un poème sur une guerre civile, puis elle a renoncé à ce sujet. Elle a repris les vers de Virgile, hémistiche par hémistiche, pour en recomposer l'histoire du salut : un exercice d'école devenu profession de foi. C'est le plus ancien poème chrétien conservé qui soit d'une femme.
Ses citations
Maintenant, Dieu tout-puissant, reçois, je t'en prie, ce chant sacré ; délie les sept bouches de ton Esprit éternel et ouvre les profondeurs de mon cœur.
Mon souci n'est pas maintenant de chercher le nectar d'ambroisie, ni ne me plaît-il de faire descendre les Muses du sommet aonien.
Sois présent, Dieu, relève mon esprit : je dirai que Virgile a chanté les saints bienfaits du Christ.